Comment choisir un casque de VTT sans se prendre la tête ?

Protections Casque vélo 12 minutes
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Le casque est sans doute l'élément le plus important de l’équipement du VTTiste. Il assure la sécurité du cycliste et protège la tête en cas de chute ou d’accident. Vous connaissez forcément, vous aussi, cette personne à qui le casque a sauvé la vie...

Ce genre d’anecdotes suffit à vous rappeler que primo, non, ça n’arrive pas qu’aux autres et que secundo, on ne joue pas avec ces choses-là ! Parce qu’à l’intérieur de votre tête, il y a...votre cerveau. Inutile de disserter bien longtemps sur son utilité, 🤯 hein…

Votre casque vous protège de 2 choses : l’intrusion d’un objet extérieur qui aurait perforé la coque, et la commotion cérébrale causée par le choc de votre cerveau contre les parois de votre boîte crânienne.

D’autres éléments sont à prendre en compte pour choisir le casque le plus adapté à votre morphologie et à votre pratique.

On vous décrypte tout ça dans cet article !

Quels critères pour choisir votre casque de VTT ?

Les matériaux de conception

Votre casque est composé de 2 coques :

  • La coque extérieure, qui protège votre crâne de tout objet extérieur. Évitez les coques en PVC. Moins cher, ce matériau est aussi moins durable, puisqu’il supporte mal les rayons du soleil. Privilégiez donc des casques en polycarbonate, en carbone ou matériaux composites, qui présentent l’avantage d’être légers et d’absorber davantage d’énergie en cas de choc. Votre casque se déformera plus qu’un casque en PVC, ce qui retardera le point de rupture. Et protègera donc plus efficacement votre crâne.
  • La coque intérieure, qui protège votre cerveau d’une commotion cérébrale. Son rôle est d’absorber et de dissiper l’onde de choc. Toutes les coques intérieures sont fabriquées en mousse polystyrène. Les casques d’entrée de gamme proposent une coque intérieure monobloc. Les modèles plus évolués se composent d’une structure en polystyrène, associée à des éléments en nylon ou kevlar. À la clé ? Une protection accrue et surtout une légèreté que vous apprécierez.

Pour la plupart des modèles, les deux coques sont assemblées par thermocollage pour combiner solidité, légèreté et ventilation.

Évitez néanmoins les modèles où les 2 parties sont simplement collées. Certes plus économique, ce type de finition entraîne généralement un poids plus important et une ventilation moins efficace. En clair, vous transpirerez vite de la tête, et vous aurez, en prime, des douleurs cervicales.

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Les technologies de protection

En matière de brevet de sécurité, vous avez 2 niveaux.

Le minimum : la norme CE

C’est ce que respectent tous les casques offrant une protection efficace.

  • Casque homologué vélo : norme EN 1078
  • Casque homologué speedbike : norme NTA 8776

Un speedbike est un VAE qui s’apparente à un vélomoteur dont la vitesse n’est pas limitée à 26km/h et doit parter une plaque d’immatriculation (entre autres).

L’avantage de respecter la norme NTA 8776 est que cette norme garantit une dissipation d’énergie supérieure de 43 % lors d’un impact versus un casque conforme à la norme EN 1078.

Pour les fabricants, la priorité a longtemps été la solidité du casque, et donc la coque extérieure, pour éviter tout risque de fracture de la boîte crânienne. Aujourd’hui, les efforts se concentrent sur ce qu’il se passe à l’intérieur du crâne en cas de choc, et sur la protection de votre cerveau. Les constructeurs ont ainsi mis au point des technologies élaborées, pour limiter les risques encourus selon la direction et la force des chocs.

Attention aux produits achetés sur des plateformes de marché hors UE où il est difficile de savoir si la norme minimale a été respectée. On vous aura aussi prévenu pour les produits de contrefaçon… à vous de voir si vous voulez jouer avec la sécurité de votre tête 😏.

Les améliorations en sus de la norme CE

En plus de la norme CE, des marques proposent donc d’autres brevets de sécurité, parmi lesquels :

  • le système MIPS (multi-directional protection system). Une couche intermédiaire est ajoutée entre la tête et la coque extérieure. Elle bouge de manière indépendante pour protéger votre tête des chocs multidirectionnels. C’est aujourd’hui un système utilisé par de nombreuses marques, à l’instar de Met, Fox ou encore POC.
  • l’ODS (omni-directional suspension), propre à la marque 6D, qui se caractérise par 2 couches de polystyrène expansé (EPS), entre lesquelles sont ajoutés de petits amortisseurs pour maximiser les capacités d’absorption du casque.
  • Koroyd, utilisé notamment par Endura et Smith, qui remplace l’EPS par une structure composée de petits tubes capables de s’écraser sur plus de 80% de leur longueur. Plus léger et plus respirant que l’EPS, le Koroyd réduit jusqu’à 50% l’énergie cinétique. Il protège aussi bien votre crâne des chocs légers que des gros impacts.

Il s’agit-là d’un aperçu non exhaustif des autres technologies de protection que vous trouvez aujourd’hui sur le marché. Sachez que les constructeurs multiplient les recherches sur le sujet, en constante évolution pour nous offrir la meilleure protection possible.

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La couverture

La couverture est un point très important en particulier concernant la protection niveau des tempes et à l'arrière de la tête. La coque du casque doit être suffisamment basse pour protéger ces zones. Vous prendrez soin de vérifier également que la coque ne vous gène pas au niveau du cou lorsque vous relevez la tête.

Le confort

Le confort de votre casque repose sur 2 éléments :

  • les mousses amovibles à l’intérieur de votre casque, qui, en plus d’assurer le confort, absorbent l’humidité. Certaines marques possèdent des propriétés antibactériennes et respirantes, parmi lesquelles Coolmax.
  • les entrées d’air, qui favorisent l’aération et la circulation de l’air de l’avant vers l’arrière, pour refroidir votre tête. Certains casques proposent en plus des filets anti-insectes pour éviter les piqûres.

Les réglages

  • Le réglage horizontal, à l’arrière de la tête, assure le bon maintien du casque. Les modèles haut de gamme proposent un réglage vertical, pour adapter votre casque à votre morphologie. Sachez que si vous avez les cheveux longs, c’est un plus très appréciable pour passer sans difficulté votre queue de cheval !

    Il existe 3 façons d’ajuster votre casque :

    • la molette, que vous tournez pour serrer votre tête ;
    • la boucle micrométrique, qui fonctionne comme la molette, mais avec plus de précision ;
    • le système BOA®, qui fonctionne grâce à un câble sous tension. C’est aujourd’hui le système le plus fiable du marché.
  • La sangle jugulaire maintient votre casque sur votre tête, tout simplement.

    Il existe 4 systèmes de fixation :

    • un clip tout simple ;
    • un serrage micrométrique, un peu plus précis ;
    • une boucle magnétique Fid-Lock®, encore plus précise ;
    • une boucle double D, que vous retrouvez principalement sur les casques Enduro et DH. S’il est le système de fixation le plus fiable, il est aussi le moins intuitif et demande donc un petit temps d’adaptation pour la prise en main.
  • Les sangles latérales garantissent le maintien du casque en cas de fortes secousses ou de chute. Elles se croisent juste sous les oreilles. La plupart se règlent par coulissement. Les modèles haut de gamme proposent une fixation par verrouillage, encore une fois plus fiable et plus précise.

La compatibilité avec les lunettes / le masque

La coque du casque doit avoir suffisamment d'espace avec votre crâne au niveau temporal pour éviter de créer une gêne lorsque vous portez vos lunettes 😎.

Vérifiez si la visière du casque est suffisamment ajustable pour positionner vos lunettes en dessous ou au-dessus lorsque vous ne les utilisez pas.

De même, pensez à vous assurer que la protection frontale du casque ne vient pas appuyer sur le haut des lunettes ou du masque : c’est assez désagréable de passer une sortie à remonter des lunettes qui ont tendance à descendre sur le nez.

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Les accessoires supplémentaires

Les fabricants ne manquent pas d’innover pour se différencier au-delà des critères de base et de la protection pure que procure un casque.

On trouve donc des dispositifs de :

  • Détection de chute et d’appel des secours, à l’instar de Specialized Angi.
  • Identification médicale NFC : une puce insérée dans le casque stocke vos informations médicales vitales et les coordonnées des personnes à contacter en cas d’urgence pour que les premiers secours aient directement accès aux renseignements dont ils ont besoin.
  • Aide aux services de secours à vous localiser facilement et rapidement si les choses tournent mal avec un réflecteur RECCO® (système très connu en montagne pour la détection en cas d’avalanche).
  • Éclairage arrière, pour être visible la nuit (peu utile en mode VTT car de nuit on préfère d’autres systèmes d’éclairage).
  • Connexion audio : pour entendre des instructions de navigation GPS (& recevoir des appels téléphoniques en mains libres, mais bon...), tout en écoutant le monde qui vous entoure.

L’esthétique

C’est à notre sens le dernier des critères 🌸, mais pas des moindres. Il faut que le casque vous plaise, que ses coloris, ses finitions et son design global soient à votre goût, qu’il aille avec votre pratique, votre vélo, votre tenue.

Ne vous laissez pas séduire par ce critère en premier cependant, un joli casque ne veut pas forcément dire un casque qui protège bien.

Attention au casque de couleur sombre, en été quand le soleil tape, ça chauffe ♨️!

Maintenant que vous connaissez les critères important pour choisir un casque, pensez à protéger vos yeux avec des lunettes VTT.

Quel casque choisir selon ma pratique ?

J’ai juste besoin d’un casque VTT

Le casque de forme classique est celui que nous vous conseillons. Il offre un excellent compromis entre protection, ventilation et poids. Il est adapté pour le VTT loisirs, le cross country.

Casque générique français 🐓 au très bon rapport qualité prix, le Cairn PRISM XTR II, avec visière amovible qui laisse un emplacement idéal pour rouler la nuit avec une lampe frontale et des aérations larges à l’arrière.

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Je participe à des courses et je veux aller vite ✈️

Optez pour un casque aéro, conçu pour laisser passer le flux d’air et gagner de précieuses secondes. Il peut également être utilisé en vélo de route.

Recommandations :

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J’ai fait de la rando, et je veux me sentir bien protégé

Privilégiez alors un casque vélo qui descend bas à l’arrière de la tête.

Adapté pour le cross-country, le all-mountain.

Recommandations :

Je veux un niveau de protection maximale / Je fais du DH ou de l’enduro

Ici, on se tourne vers un casque intégral, bien sûr. L’ensemble de votre tête est protégé, visage compris, surtout en utilisant un masque pour vos yeux. Particulièrement robuste, il est conçu pour absorber un maximum d’énergie.

Adapté pour l’enduro, le DH, le freeride.

Toutes les marques ont un ou deux modèles à proposer. Le spécialiste premium du genre et plébiscité par les pratiquants, reste Troy Lee Designs.

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Avec un casque intégral, pour protéger ses yeux, il vaut mieux un masque VTT que des lunettes. C'est plus confortable car le bandeau se met sur le casque (au lieu d'avoir les branches des lunettes comprimées sur le crâne par les mousses du casque). On vous aide à choisir le masque VTT parfait.

Des fois je fais du cross-country, des fois je fais de l’enduro. Bref, je veux un casque polyvalent.

Les fabricants ont pensé à vous. De plus en plus utilisé, le casque avec mentonnière amovible offre le meilleur compromis pour une pratique polyvalente. Mix entre le casque jet et le casque intégral, le casque amovible vous permet de bénéficier d’un confort et d’une aération appréciables en montée, et d’une protection maximale en descente.

Adapté pour le all-mountain, l’enduro.

Recommandation :

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Législation : que dit la loi sur les casques de vélo ?

Certes, le casque n’est pas obligatoire pour un adulte, mais il est fortement recommandé et vous savez pourquoi.

Depuis 2017, une loi impose à tout enfant de moins de 12 ans 👦 de porter un casque, qu’il soit sur son propre vélo, sur un siège ou dans une remorque.

Quelle est la durée de vie d’un casque de VTT ?

Il est recommandé de changer de casque tous les 3 à 5 ans, en fonction de l’utilisation. Il est également possible de vérifier si l’EPS (polystyrène) n’a pas durci en séchant. Pour cela, on enfonce légèrement la matière avec un doigt : si elle est souple et marque facilement pas de souci, par contre si elle est dure et sèche, le casque doit être changé.

Il est possible de connaître l’âge de son casque : il suffit de regarder à l’intérieur du casque (souvent sous les mousses de confort), la date de production est indiquée.

Il va également de soi qu’en cas de choc ou le casque a joué son rôle (casque brisé, fêlé, abîmé), celui-ci doit être obligatoirement remplacé.

Comment stocker son casque de vélo ?

Afin qu'il garde toutes ses propriétés le plus longtemps possible, stockez-le dans un endroit où il ne risque pas de tomber, qui le préserve des variations de température, au sec et non exposé aux UV ☀️.

Quel entretien pour son casque ?

Un casque peut parfaitement se laver. Préférez une éponge douce et de l’eau savonneuse, les détergents et autres produits chimiques sont à éviter pour éviter de le détériorer. Pour le séchage, il suffit de l'essuyer avec un chiffon non pelucheux et de le laisser quelques heures à l’air libre. Les mousses, lorsqu'elles sont amovibles, peuvent être lavées en machine à 30°C maximum en programme délicat. (⚠️ pas de sèche-linge pour les mousses !)

Crédits 📸 : MET, POC, Cairn, EKOI, Giro, FOX

Marion
Marion est rédactrice web, elle ne sort jamais sans un petit carnet et un stylo dont elle perd toujours le capuchon

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